En 2007, GOAL a mené une enquête approfondie CAPC (connaissances, attitudes, pratiques et croyances) dans la région de la Mosquitia, au Honduras, afin de mieux comprendre les facteurs qui influencent la résilience des différentes communautés aux catastrophes. En 2010, GOAL a mis au point une enquête plus ciblée pour évaluer la résilience aux catastrophes, comprenant plus de 210 questions sur divers aspects liés à la résilience, y compris des questions utilisées dans l'évaluation des «Caractéristiques de résilience aux catastrophes» basée sur les travaux de John Twigg. Puis en 2010 et 2011 cette seconde enquête a été appliquée à La Mosquitia, ce qui s’est avéré plus efficace pour mesurer les progrès réalisés sur les capacités de resilience aux catastrophes. Les résultats de second outil se sont révélés cohérents à d’autres outils de suivi et d’évaluation. Tout au long du 2013-2014, GOAL a entrepris une révision complète de tous ses travaux sur la mesure de la résilience communautaire aux catastrophes, en effectuant des tests de terrain et des validations techniques dans quatre pays. Le résultat final a été la création de l’outil ARC-D (appelée alors Outil GOAL pour mesurer la résilience des communautés en cas de catastrophes) et contenant 30 éléments clés de la résilience comme base de l’étude.

À partir de 2015, lors d’un intérêt accru pour l'application de l'ARC-D de la part de GOAL, mais aussi de la part des ONG et des acteurs gouvernementaux ; un vaste déploiement a eu lieu dans 11 pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique centrale et des Caraïbes. Par conséquent, l’ARC-D a été appliqué dans 13 pays sur trois continents, pour mesurer la résilience des communautés, comme par exemple: au Honduras, Nicaragua, Cuba, Colombie, Haïti, Niger, Soudan, Soudan du Sud, Éthiopie, Kenya, Ouganda et Malawi et les Philippines. Tout au long du processus initial de diffusion et de validation, l'ARC-D a été partagé avec des spécialistes de la gestion des risques de catastrophes, y compris des responsables des systèmes nationaux de gestion des risques, des agences des Nations Unies, d'autres ONG et des représentants de bailleurs institutionnels en Amérique centrale, dans les Caraïbes et en Afrique orientale et l’Australie. Leurs précieux commentaires ont été intégrés à la version actuelle de cet outil.